Élever nos enfants avec bienveillance – Marshall B. Rosemberg

Editeur : Jouvence
Date du copyright : 2007
Collection : Les pratiques Jouvence
Auteur : Marshall B. Rosenberg

 

Marshall B. Rosemberg (1934-2015) : docteur en psychologie clinique, il a été formé à la psychothérapie psychanalytique et élève de Carl Rogers. Il est le fondateur et le créateur de la formation du Center for Nonviolent Communication, une organisation internationale. Il voyage dans le monde entier pour intervenir en tant que médiateur dans les conflits et promouvoir la paix.

La CNV est un outil qui permet une communication de qualité, une relation authentique, et qui a le pouvoir guérisseur de l’empathie.

Présentation de la communication non violente

La CNV est un mode d’expression qui facilite la communication nécessaire pour échanger des informations et résoudre des différends dans un climat de paix.

Elle nous aide à identifier nos valeurs et nos besoins réciproques, nous encourage à utiliser un langage qui favorise l’élan du cœur plutôt qu’un langage qui contribue au ressentiment ou diminue l’estime de soi.

La CNV concentre notre attention sur l’enrichissement plutôt que sur la peur, la culpabilité, e reproche ou la honte. Elle nous motive à assumer la responsabilité de nos choix et à améliorer la qualité de nos relations. Elle est efficace même lorsque la personne ou le groupe en face de nous ne connaît rien au processus.

La CNV repose sur les principes suivants :

-Nous essayons, tout simplement, de faire en sorte que nos besoins soient satisfaits.

-Nous sommes mieux nourris si nous savons comment satisfaire ces besoins par la coopération plutôt que par la compétition.

-L’être humain prend naturellement plaisir à contribuer au bien-être de l’autre lorsqu’il peut le faire avec élan.

Grâce à la CNV nous pouvons :

-Créer des relations humaines plus enrichissantes.

-Satisfaire nos besoins par des moyens qui honorent et respectent nos valeurs et celles des autres.

-Guérir d’expériences et de relations passées qui ont été douloureuses ou malheureuses.

La pratique de la CNV nous aidera à :

-Dissiper nos sentiments de culpabilité, de honte, de peur et de dépression.

-Transformer la colère ou la frustration en un élan qui aboutira à la coalition et à la coopération.

-Trouver des solutions fondées sur la sécurité, le respect mutuel et le consensus.

-Satisfaire les besoins fondamentaux de la personne, de la famille, de l’école, de la collectivité et de la société par des moyens qui enrichissent la vie.

Les 4 composantes :

– OBSERVATION

– SENTIMENTS

– BESOINS

– DEMANDES

-J’OBSERVE un comportement concret qui affecte mon bien être

-Je réagis à ce comportement par un SENTIMENT

-Je cerne les désirs, BESOINS ou valeurs qui ont éveillés ce sentiment

-Je DEMANDE à l’autre des actions concrètes qui contribuent à mon bien être.

Sincérité : expression de ce qui nous anime, plutôt de ce que l’on pense d’autrui.

Les limites de la contrainte et de la punition

Chaque fois que notre objectif consiste à amener une personne à adopter un comportement quelconque, il est très probable qu’elle s’y opposera, quoi que nous lui demandions et quel que soit son âge.

Il y a d’autres solutions que la permissivité (laisser l’enfant faire tout ce qu’il veut) ou la contrainte (infliger des punitions).

Les limites des récompenses

De nombreuses personnes pensent qu’il est plus humain d’accorder des récompenses que d’infliger des punitions. Pour M.B.R, les 2 sont le fruit d’un pouvoir sur l’autre. La CNV, quant à elle, repose sur le pouvoir avec l’autre. Lorsque nous exerçons un pouvoir avec l’autre, nous n’essayons pas de l’influencer en le faisant souffrir s’il ne fait pas ce que nous voulons ou en lui faisant miroiter une récompense s’il nous obéit. Il s’agit d’un pouvoir fondé sur la confiance et le respect mutuels, qui nous amène à nous écouter, à apprendre les uns des autres et à offrir avec élan, par désir de contribuer au bien être de tous, et non par crainte d’être puni ou par désir d’être récompensé.

Nous pouvons arriver à exercer ce genre de pouvoir, le pouvoir avec l’autre, dès lors que nous sommes capables d’exprimer ouvertement nos sentiments et nos besoins sans émettre la moindre critique. Nous disons à l’autre ce que nous attendons de lui de telle manière qu’il n’entende ni menace ni exigence de notre part. Et ce pouvoir nécessite aussi que nous soyons réellement à l’écoute de ce que l’autre essaie de nous dire, en s’efforçant de le comprendre vraiment au lieu de bondir pour lui donner des conseils ou tenter de résoudre son problème.

«Ne confondons pas ce qui est habituel avec ce qui est naturel». Selon Gandhi, nous avons souvent été conditionnés pour communiquer et agir de manière qui ne sont pas naturelles, mais habituelles car elles s’inscrivent dans notre culture pour diverses raisons.

«La guerre des tâches ménagères»

Nous percevons les demandes comme des exigences quand nous pensons que nous serons réprimandés ou punis si nous ne faisons pas ce qu’on nous a demandé.

Lorsque notre interlocuteur entend une exigence de notre part, il lui semble que notre attention, notre respect et notre amour ont un prix, que nous ne lui accorderons notre attention que s’il se plie à notre demande.

L’amour inconditionnel

Exprimer aux autres cette qualité d’amour, de respect et d’acceptation sans condition ne signifie pas que nous devons aimer ce qu’ils font. Cela ne signifie pas que nous devons être permissifs et renoncer à nos besoins et à nos valeurs. Il s’agit simplement de témoigner aux autres le même respect, qu’ils décident de faire ce que nous leur demandons ou non.

«Le jeu du capitaine»

Si nous ne tenons pas compte des besoins des autres, nous ne comblons jamais vraiment les nôtres.

L’usage de la force

Voilà le principe fondamental de la punition ! La punition est le fruit d’une croyance selon laquelle l’être humain est une créature fondamentalement pécheresse et pervertie, qui ne peut être ramenée sur le droit chemin qu’à travers de la pénitence.

Le moyen de l’amener à faire pénitence consiste à le punir, afin qu’il souffre à son tour. La punition peut être physique : avec la fessée par exemple. Elle peut aussi être psychologique : nous essayons de susciter de la honte ou de la culpabilité chez l’autre pour qu’il finisse par se haïr lui même.

Il y a différentes façons d’employer la force. L’essentiel est d’être conscients de cette différence et de s’assurer que si l’on emploie la force, notre but est de protéger (on cherche à maîtriser l’environnement) et non de punir (en punissant l’enfant).

Un groupe qui vous soutient

«J’aimerai vous faire cadeau de cette phrase rassurante : Personne n’est parfait»

Il faut essayer, non pas d’être des parents (éducateurs, etc…) parfaits, mais de devenir des parents de moins en moins stupides.

Nous ne pouvons réellement offrir avec amour que dans la mesure où nous recevons nous même de l’amour et de la compréhension.

Quelques sentiments fondamentaux qui nous animent tous

Sentiments liés à des besoins satisfaits :

-étonné

-plein d’assurance

-plein d’énergie

-content

-inspiré

-joyeux

-optimiste

-soulagé

-surpris

-touché

-à l’aise

-plein d’entrain

-comblé

-plein d’espoir

-ému

-fier

-stimulé

-plein de gratitude

-confiant

Sentiments liés à des besoins non satisfaits :

-fâché

-désorienté

-déçu

-affligé

-découragé

-frustré

-désespéré

-nerveux

-perplexe

-triste

-préoccupé

-découragé

-ennuyé

-embarrassé

-impuissant

-impatient

-submergé

-réticent

-mal à l’aise

Pour pratiquer le processus de la CNV

J’exprime avec honnêteté comment je me sens, sans formuler de reproches ni de critiques.

Observations

1- Les actions concrètes que j’observe (vois, entends, me rappelle, imagine…) sans y mettre d’évaluations, qui contribuent ou non à mon bien être : «Lorsque je vois, entends…»

Sentiments

2- Comment je me sens (émotion ou sensation plutôt que pensée) par rapport aux actions que j’observe : «je me sens…»

Besoins

3- L’énergie vitale exprimée sous forme de besoins, de valeurs, de désirs, d’attentes ou de pensées qui font naître mes sentiments : «parce que j’ai besoin de… j’accorde de l’importance à …»

Demandes

4- Je demande clairement ce qui pourrait embellir, enrichir ma vie sans que cela ne soit une exigence. Les actions concrètes que j’aimerais voir : «et serais tu d’accord de …?»

«Lorsque je vois… je me sens… parce que j’ai besoin de… et serais tu d’accord de …?»

Le Centre National pour la Communication NonViolente est une organisation mondiale qui a la vision d’un monde où les besoins de chacun sont satisfaits de manière pacifique.

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