La fessée interdite – une loi avant tout symbolique

Depuis le 22 décembre, donner une fessée ou une gifle à son enfant est interdit par la loi. Objectif : faire évaluer les mentalités et les comportements et réduire les violences faites aux plus jeunes.

Désormais, le Code civil interdit les violences dites « éducatives ordinaires » dans le cadre de l’autorité parentale. En effet, l’article 68 du texte législatif détermine « l’exclusion de tout traitement cruel, dégradant ou humiliant, y compris tout recours aux violences corporelles » pour les enfants.

Dans les pays qui ont voté une telle loi et mené des campagnes d’information à l’appui, on constate une baisse de la délinquance, des suicides, de la consommation d’alcool et de drogue, de la violence faite aux femmes, des placements en foyer, des agressions.

La violence éducative ordinaire (VEO) se retrouve sous plusieurs aspects dans l’éducation des enfants : elle englobe aussi bien les violences verbales et psychologiques que les violences physiques.

Une violence qui a des conséquences à plus ou moins long terme

Si les conséquences physiques des punitions corporelles sont visibles à court terme (douleurs, ecchymoses, fractures, …), certaines, résultant de la VEO sous toutes ses formes, passent souvent inaperçues (maux de ventre, agressivité, repli sur soi, …). D’autres conséquences, moins connues, se déclarent le plus souvent à moyen et long terme : ralentissement du développement cognitif, accroissement de l’agressivité, effets nocifs sur l’état de santé, suicides (dès l’adolescence, voire plus tôt encore).

À l’âge adulte, on constate un accroissement des risques de cancer, troubles cardiaques, comportements agressifs, dépression et problèmes sexuels.

Aucune sanction prévue, mais un appui aux campagnes de sensibilisation

Cette loi ne s’accompagne d’aucune sanction pénale. La mesure est symbolique. La loi vise surtout à favoriser l’accompagnement de campagnes d’information et de sensibilisation et de mesures d’aide et de soutien aux parents afin d’abolir toute forme de violence envers les enfants. Cette mesure est jugée comme « un outil indispensable à la prévention de la maltraitance des enfants« , selon la ministre des Familles, Laurence Rossignol.

Cette disposition anti-fessée, qui vise à une prise de conscience, est notamment saluée par des associations comme la Fondation pour l’enfance ou l’Observatoire de la violence éducative ordinaire.

En conclusion, même s’il ne s’agit la que d’une loi symbolique, elle encourage un mouvement qui se fait de plus en plus présent dans notre société : celui de la reconnaissance de l’enfant en tant qu’individu à part entière et du respect de celui-ci.

 

Une réflexion sur “La fessée interdite – une loi avant tout symbolique

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s