Clarisse – Ostéopathe spécialisée dans la prise en charge de la femme enceinte, du bébé et de l’ enfant.

1 – D’où t’est venue l’envie de devenir Ostéopathe ?

Depuis que je suis petite, j’ai toujours été attirée par le soin à la personne.
Enfant, je faisais souvent des bandages à mes poupées et plus tard, jeune ado, j’ai obtenu le badge d’infirmière aux scouts (je devais alors suppléer ma cheftaine si une camarade se blessait).
Quand il a fallu faire des études, j’étais sûre de vouloir me lancer dans le médical ou para-médical. J’avais envie d’une approche holistique des patients et c’est donc naturellement que l’Ostéopathie s’est imposée à moi. Je voulais exercer une médecine où l’on considère le patient comme un tout, comme un ensemble et non petit bout par petit bout.
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2 – Quel regard portes tu sur ce travail, comment le définirais-tu ?

L’Ostéopathie est l’art de traiter des dysfonctions, c’est à dire des pertes de mobilité, à travers des manipulations, des techniques aussi bien viscérales, crâniennes, musculo-squelettiques ou tissulaires. Le but est de redonner de la mobilité à n’importe quelle structure du corps humain qui l’a perdue.
Ce qui est intéressant dans cette pratique, c’est qu’elle est adaptée à tous, quelques soient l’âge, le sexe ou les antécédents du patient. Et c’est ce qui fait sa diversité et sa richesse. On peut avoir plusieurs fois le même motif de consultation dans une journée, chaque traitement sera pour autant différent car adapté au patient. Il n’y a donc pas routine dans ce métier!

 

3 – Depuis combien de temps fais tu ce métier ?

Je suis diplômée depuis 2008 et j’ai commencé à exercer dès l’obtention de mon diplôme. Ça fait donc 9 ans.

4 – Pourquoi t’être spécialisée dans la prise en charge de la femme enceinte, du nourrisson et de l’enfant ?

Peut-être par ce que je suis une femme, je suis naturellement fascinée par ce moment de la grossesse et par les bébés et les enfants.
Dans mon ancien cabinet, je travaillais près d’un cabinet de sages-femmes libérales. Je recevais donc souvent des patientes enceintes qui m’amenaient ensuite leur bébé quand elles avaient accouché. Et souvent, je me sentais limitée dans ma pratique avec ces patientes là. Même si nous avons une formation complète au cours de nos études, nous avions vu peu voire quasiment pas de femmes enceintes et de bébés. Je manquais donc d’armes pour aider ces patientes là.
C’est une amie ostéopathe qui m’a parlé de la formation que nous avons faite. Je me suis lancée et ça a été une révélation pour moi! J’avais enfin trouvé les clés qu’il me manquaient pour comprendre cette période si particulière qu’est la grossesse et surtout pour arriver à comprendre et interpréter le comportement du bébé en séance et donc pouvoir communiquer avec lui.

5 – Partage avec nous 3 choses que tu aimes dans ce que tu fais

Comme je l’ai dit plus haut, c’est d’abord un métier qui n’a pas de routine grâce à la diversité des patients que l’on peut recevoir. Chaque journée de consultation est donc différente de la précédente.
Ensuite, grâce à la chance que j’ai eu de faire cette spécialisation, je suis contente de pouvoir aider les patientes, de pouvoir les accompagner sur le cheminement de leur grossesse, tant sur le plan physique que psychologique; et ensuite de suivre leur bébé, de leur apporter des conseils dans les premiers mois de vie et de les voir grandir et évoluer d’années en années.
Enfin, je reste toujours fascinée et impressionnée par la capacité d’auto-guérison du corps humain. Nous, Ostéopathes, ne sommes qu’un vecteur qui aide l’organisme du patient à se remettre sur le chemin de la santé, et tout ça juste avec nos petites mains!

6 – Quelles sont les difficultés que tu peux rencontrer ?

Comme dans tout métier de soin à la personne, être Ostéopathe demande de la concentration et du centrage. Parfois, la fatigue et les petits tracas du quotidien peuvent altérer cet ancrage. Il faut donc veiller à toujours faire abstraction de ce qui nous embête pour être un pilier le plus efficace possible pour nos patients, et c’est d’autant plus vrai chez les bébés qui ne se laisseront pas aller si le centrage et la justesse ne sont pas là.
Une autre difficulté que l’on rencontre quand on prend en charge de jeunes enfants et en particulier des nourrissons, c’est la défiance que présentent encore beaucoup de pédiatres à notre égard. Les mentalités ont beaucoup évolué et nous avons de très bonnes relations avec la plupart des professionnels de santé, en particulier sages-femmes et kinésithérapeutes. Mais j’entends encore trop souvent des parents me dire: « On vient contre l’avis de notre pédiatre » ou « On vient vous consulter mais on ne l’a pas dit au médecin hein »…
Le pire ça a été une fois où je recevais un bébé avec une très importante plagiocéphalie (aplatissement de la voûte crânienne). Ses parents avaient discuté avec leur pédiatre de l’intérêt de l’ostéopathie dans le traitement de cette plagio et avaient eu comme réponse du praticien « Oh si vous avez du temps et de l’argent à perdre »…
C’est dommage car cette défiance se fait aux dépends des nouveaux-nés.

7 – Selon toi, quelles sont les qualités pour travailler en tant qu’ostéopathe avec les enfants ?

Savoir se mettre à leur niveau d’écoute pour arriver à comprendre ce qu’ils veulent nous communiquer.
Rester humble : c’est le bébé ou l’enfant qui nous montre la voie du traitement. Ne pas chercher à s’imposer comme celui qui sait, mais tout doucement rentrer en harmonie avec lui et ses tissus pour les guider vers le chemin de la mobilité.
Avoir beaucoup de bienveillance, d’empathie et parfois de patience! 😉

8 – 3 mots clés qui te viennent à l’esprit en lien avec l’enfant ?

Bienveillance
Humilité
Communication

Et je rajouterai aussi douceur, câlins, bisous et patience, beaucoup de patience!! (ça c’est aussi la maman qui parle 😉 )

9- Une citation qui te parle ?

« Trouver la santé devrait être l’objectif du Docteur. Tout le monde peut trouver la maladie » Docteur A.T Still, Fondateur de l’Ostéopathie.
« Dire à un enfant qui a mal « ce n’est rien » revient à l’embrouiller, car on nie son impression; alors que justement, il en cherche la confirmation auprès de nous. » Maria Montessori

Contacter Clarisse 

 

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