Conférence de Marshall Rosenberg « Eduquer sans récompense ni punition » – 2015

La conférence ici.

Marshall Rosenberg est un psychologue américain né le 6 octobre 1934 et mort le 7 févier 2015.
Il est le créateur d’un processus de communication appelé « Communication Non Violente » (CNV) et le directeur pédagogique du « Centre pour la Communication Non Violente » (Center for Non Violent Communication), une organisation internationale à but non lucratif.

La Communication Non Violente (CNV) est un langage du cœur.

Marshall utilise la girafe pour représenter le langage du cœur car la girafe est l’animal qui a le plus grand cœur. Concernant l’utilisation du chacal, il n’a pas d’explication précise.

L’éducation qui enrichit la vie

Les enfants apprennent pour les récompenses et non plus pour la valeur de ce qui est appris. La punition est une forme de violence. Les récompenses sont une autre violence dans l’éducation. Les récompenses, c’est un jeu de perdants. Les enfants apprennent pour de mauvaises raisons.
Si l’apprentissage est au service de la vie, l’apprentissage est la récompense.

Grand danger dans l’éducation : enseigner à l’enfant qu’il n’a d’autre choix que de faire ce qu’on lui dit.
En Allemagne, apprendre aux enfants un langage qui implique que nous n’avons pas le choix a prouvé sa dangerosité. Pour envoyer des milliers de personnes en tuer d’autres, il faut une certaines éducation.

Si on veut éduquer, apprenons à voir ce qui est vivant en nous. Nous devons agrandir notre vocabulaire de sentiments et besoins.

Prendre la responsabilité de nos besoins

Si vous voulez rendre votre vie misérable, attribuez vos sentiments à d’autres. Les rendre responsables, coupables « Ça me déçoit, ça me met en colère quand tu fais ça ».

Quand quelqu’un fait quelque chose qui nous dérange, se poser 2 questions :
– Qu’est-ce que je veux que la personne fasse différemment ?
– Que veux-je comme raison pour que l’autre fasse ce que je veux ?

Plusieurs choix de réactions

« Tu es un menteur. »
Qu’importe ce que l’autre peut dire, ce qui est important, ce sont les oreilles que l’on va choisir de porter.
On peut choisir de mettre les oreilles de chacal vers l’intérieur (culpabilité, dépression) ou vers l’extérieur (colère) ou même les 2.
Avec les oreilles de girafe, on n’entend plus de critiques. On entend ce qui est vivant en l’autre. Je n’entends plus ce que je suis mais ce que l’autre ressent.
Ce n’est pas ce que l’autre dit ou fait qui nous fait sentir de telle ou telle manière mais cela dépend du type d’oreilles que l’on décide de porter.

Les besoins

Les sentiments représentent une partie du langage de la vie. Le plus important c’est un langage qui va dire d’où viennent nos sentiments. Les sentiments résultent de nos besoins. Quand nos besoins sont comblés, nos sentiments sont agréables. Et c’est l’inverse quand ce n’est pas le cas.
C’est la façon dont la nature nous pousse à réagir.
Après que nous ayons exprimé nos besoins, il est très important que nous arrivions à demander à l’autre personne ce que nous aimerions qu’elle fasse pour répondre à nos besoins insatisfaits.

Faire une demande

C’est une partie très importante de l’éducation de ne pas s’exprimer quand l’autre fait quelque chose qui ne nous plaît pas mais plutôt de lui faire une demande claire pour indiquer ce qu’il pourrait faire pour combler notre besoin. Cela exige de notre part des demandes très précises.
C’est également important d’utiliser un langage positif. C’est-à-dire d’exprimer à la personne ce que l’on voudrait qu’elle fasse et non pas ce que l’on voudrait qu’elle ne fasse plus. On montre une possibilité qui serve la vie.

Il est très important d’être au clair entre demande et exigence.
La différence réside dans ce que l’autre croit que vous allez faire si il ne répond pas à votre demande.
Quand vous faîtes une demande, vous envisagez une réponse positive et une réponse négative. L’exigence ne laisse la possibilité à l’autre que de répondre favorablement au risque de provoquer punitions, critiques, culpabilisation…

Comment établir un lien empathique ?

Je me connecte de manière empathique avec les sentiments et les besoins qu’une personne a lorsqu’elle fait ce qu’elle fait. Si une personne fait quelque chose qui me déplaît mais que je montre ma compréhension de ce qui est vivant pour elle, je lui montre que j’ai compris les bonnes raisons qui expliquent qu’elle fait ce qu’elle fait.
Je garde en tête que toute action (stratégie) est entreprise pour satisfaire des besoins.

OSBD

OSBD

Observation d’une situation
Sentiment ressenti
Besoin qui n’est pas comblé
Demande claire

 

 

 

Exprimer la gratitude en CNV

Plus de compliment, plus d’éloge, surtout sous forme de récompense.
On exprime à l’autre comment son comportement a enrichi notre vie.
La gratitude sincère s’exprime en 3 temps :
– ce que la personne a fait
– comment on se sent par rapport à ça
– quels sont les besoins comblés par ce comportement

 

Bibliographie

Les mots sont des fenêtres, ou bien ils sont des murs : introduction à la communication non violente
Dénouer les conflits par la Communication Non Violente
La Communication Non Violente au quotidien
Nous arriverons à nous entendre !
Qu’est-ce qui vous met en colère ?
Spiritualité Pratique – Les Bases Spirituelles De La Communication Non Violente
Enseigner Avec Bienveillance – Instaurer Une Entente Mutuelle Entre Élèves Et Enseignants
Vers une éducation au service de la vie
Élever nos enfants avec bienveillance – L’approche de la Communication Non Violente

4 réflexions sur “Conférence de Marshall Rosenberg « Eduquer sans récompense ni punition » – 2015

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s