L’enfant dans la famille – Maria Montessori

La clé de toute pédagogie se trouve certainement en ceci : savoir reconnaître les instants précieux de la concentration, pour les utiliser dans l'apprentissage de la lecture, de l'écriture, des chiffres, puis, plus tard, de la grammaire, de l’arithmétique, des langues étrangères, etc. D'ailleurs, tous les psychologues s'accordent pour dire qu'il n'y a qu'une seule manière d'enseigner : susciter chez l'étudiant le plus profond intérêt en même temps qu'une attention vive et constante. Il ne s'agit donc que de cela : utiliser la force intérieure de l'enfant pour sa propre éducation. Est-ce possible ? Non seulement c'est possible, cela est même nécessaire.

L’esprit absorbant de l’enfant – Maria Montessori

Le petit enfant a une forme d'esprit capable d'absorber la connaissance ; il a la possibilité de s'instruire lui-même ; une simple observation le démontrera : le fils parle la langue du père, alors que par la suite, l'acquisition d'une langue étrangère représentera une conquête intellectuelle ; personne ne l'avait enseignée à l'enfant, et pourtant il saura se servir parfaitement du nom des objets, des verbes, des adjectifs...

Les étapes de l’éducation – Maria Montessori

Le matériel n'est pas une aide pour faire comprendre ou démontrer ce qu'explique le maître ; non , le matériel est véritablement une substitution au maître enseignant ; et il enseigne d'une manière individuelle et intime ; tandis que la parole du maître s'enfuit, le matériel reste présent ; si la parole du maître donne la description d'une chose, le matériel représente cette chose comme un fait réel.